Programme de Paris Ile de France

917 750 SFE Endodontie

Jeudi 15/3/2018Minimally Invasive Endodontic – Jean-Philippe MALLET

L’endodontie n’échappe pas aux tendances qui agitent la profession depuis que les réseaux sociaux constituent le média le plus puissant pour échanger des idées et modifier les pratiques y compris en dentisterie.

En 2009, Clark et Khamedi, un omnipraticien et un endodontiste, proposent ensemble de revoir les concepts de réalisation des cavités d’accès et de préparations canalaires en s’inscrivant dans le mouvement de la dentisterie minimalement invasive . La question de la fragilité de la dent dépulpée est au cœur des préoccupations des cliniciens et à la base du concept de continuum endo-restaurateur introduit tardivement et encore mal étudié.

Si les manœuvres de traitements n’induisent qu’un faible délabrement et ne participent que peu à la diminution des propriétés mécaniques de la dent sur le court terme, il est indéniable que le comportement biomécanique de la dent dépulpée et restaurée est différent de celui d’une dent vivante restaurée ou intacte

Courant juin (à déterminer) – Activation sonique et ultrasonique – François BRONNEC

Si les dispositifs soniques ou ultrasoniques ont été définitivement abandonnés pour l’instrumentation des parois canalaires lors la mise en forme, ils reviennent en force pour assister au nettoyage en fin de préparation.

L’activation des solutions d’irrigation a pour objectif d’accroître leur efficacité lors de la procédure d’irrigation finale. Les mécanismes impliqués sont d’ordre hydrodynamique, avec l’apparition de courants acoustiques et la génération d’ondes de choc secondaires à la cavitation, ou d’ordre physico-chimique (augmentation de l’activité solvante par élévation de la température, sono-chimie). Malgré la variété des dispositifs présents sur le marché, seuls deux d’entre eux ont fait l’objet de publications scientifiques et disposent d’un recul clinique suffisant pour permettre leur évaluation : l’IrriSafe (Actéon-Satélec) et l’EndoActivator (Dentsply-Sirona).

Jeudi 4/10/2018 – Le rôle de l’endodontiste dans la gestion des complications post-traumatiques – Cécilia BOURGUIGNON

Si la prise en charge immédiate ou différée (de quelques heures à quelques jours) des traumatismes dento-alvéolaires a fait l’objet de nombreuses publications et de recommandations de bonne pratique (celles-ci sont mises à jour régulièrement par l’IADT et accessibles à tous gratuitement sur internet), il faut reconnaitre que nombre de jeunes patients sont pris en charge trop tard au stade où des complications pulpaire ou parodontale compromettent l’avenir fonctionnel de la dent voire même sa survie à court terme. Le Dr Cécilia Bourguignon (Ancienne présidente de l’IADT et membre du Board) nous fera l’honneur d’animer cette soirée pour montrer qu’il n’est jamais trop tard pour tenter « l’impossible ».

Début ou mi-Décembre (à déterminer) – Conserver les dents naturelles plutôt que les extraire : balayons les idées reçues – Laurent ARBONA & Benoit BROCHERY

Point de vue de l’Endodontiste :

Il est encore très fréquent d’entendre : » le traitement endodontique, c’est complexe et difficile, et ça ne marche pas »… Il est encore trop fréquent de voir des obturations canalaires de qualité très inférieure au standard de qualité en terme de longueur ou de densité. Les études épidémiologiques menées en France sur la qualité des traitements endodontiques rapportent en effet que: 81% des traitements endodontiques sont inadéquats. La prévalence des lésions inflammatoires péri-radiculaires d’origine endodontique (LIPOE) en France s’élève à 63%. A qui la faute ? Ces difficultés sont elles insurmontables ? Le but de cette présentation sera de montrer que nous pouvons tous, grâce à une pratique raisonnée, à un plateau technique approprié et à notre expertise obtenir plus de prédictibilité dans nos traitements endodontiques. La finalité étant de conserver les dents de nos patients sans pathologie et fonctionnelles.

Point de vue du parodontologiste :

Les fondements biologiques et scientifiques de l’implantologie sont depuis de nombreuses années validés et font des implants un outil thérapeutique incontournable. C’est aujourd’hui une faute professionnelle de ne pas intégrer l’option implantaire dans nos traitements. Mais c’est aussi une faute de croire et de laisser penser à nos patients que les implants sont la solution à tous leurs problèmes dentaires. La décision d’extraction doit se prendre uniquement sur la possibilité de contrôler le profil de risque du patient et de la dent en fonction des paramètres cliniques ainsi que le niveau d’hygiène. Bien évidemment, la coopération du patient est le facteur clé.

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